Les nouvelles technologies s’ouvrent aux langues

Selon des études récentes, l’une des 7 000 langues utilisées sur la planète disparaît tous les 14 jours; ces langues mortes emportent avec elles des traditions culturelles, l’histoire des peuples qui les parlent, et des milliers d’années de connaissances accumulées.

La moitié des 7 000 langues vivantes répertoriées dans le monde devrait passer l’arme à gauche d’ici la fin du 21e siècle.

Les nouvelles technologies ont changé la face du monde et ont sauvé de nombreuses vies. Mais ces nouvelles technologies ont aussi contribué à la discrimination et à l’isolement des populations qui ne comprennent pas les langues dominantes dans le monde de l’informatique.

L’UNESCO travaille avec de nombreux partenaires issus des nouvelles technologies pour s’assurer de la survie des langues qui pourraient disparaître.

La diversité linguistique menacée

«La diversité linguistique est menacée», explique Irina Bokova, directrice générale de l’UNESCO. «Cette perte érode non seulement des communautés et cultures spécifiques, mais également la structure-même de nos sociétés».

«La diversité linguistique promeut la compréhension mutuelle et le dialogue. L’accès à l’information et l’éducation dans des langues locales est l’enjeu le plus important pour réduire l’exclusion sociale. Ce qui est encourageant, c’est qu’un nombre croissant de partenaires se rendent compte de l’importance des langues et s’engagent à les préserver. Il est vital de poursuivre ces efforts, parce que chacune de ces langues est un trésor».

Le Local Language Program (LLP) de Microsoft cherche à enrichir les vies des populations ciblées en leur fournissant un accès aux nouvelles technologies tout en faisant la promotion des diverses identités culturelles et préservant les langues locales. Le projet cherche également à aider à la préservation et au développement futur des langues rares.

Le 22 février, Microsoft a annoncé l’intégration de 59 nouvelles langues aux Language Interface Packs (LIPs) pour Windows 7 et Office 2010 à leur offre existante qui comporte pour l’instant 67 langues.

Une autre initiative, baptisée Caption Language Interface Packs (CLIPs) permet aux utilisateurs d’ordinateurs d’ajouter eux-mêmes plus de 400 000 termes à des bases de données linguistiques.

Des langues à adapter

«Deux douzaines de zones linguistiques à risque, qui contiennent la plus grande diversité linguistique et les langues les plus menacées, ont été indentifiées à travers le monde. Le Local Language Program de Microsoft (qui contient une interface pour près de 100 langues émergentes, dont le maori, le gallois, et l’inuktitut) plante les graines des innovations futures», explique le professeur K. David Harrison, linguiste à l’université de Swarthmore College, en Pennsylvanie, et directeur de recherches au Living Tongues Institute for Endangered Languages.

Et K. David Harrison de reprendre: «Un indigène du détroit de Torres en Australie m’a dit un jour: « notre langue reste immobile; nous devons l’adapter à la société d’aujourd’hui. Nous devons créer de nouveaux mots, parce qu’actuellement nous n’avons pas de mot pour ordinateur »».

Google travaille également au rapprochement des cultures avec ses logiciels de traduction. Le projet de Google: un logiciel de traduction voix-à-voix en temps réel.

Plus d’infos sur le LLP de Microsoft.

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