Sur la traduction de publications multilingues

designfreebies-indesign-2-fold-booklet-flyer-brochure-template-front

La traduction de documentation multilingue représente un vrai challenge : allier expertise linguistique et maîtrise des outils de production graphique (Adobe Indesign, Illustrator, etc.). Si décliner un document dans plusieurs versions linguistiques est relativement aisé, les contraintes économiques (et écologiques ?) nous imposent souvent de créer et manipuler des fichiers plurilingues (plusieurs langues dans le même document).

Les deux principales contraintes des fichiers plurilingues (pour les linguistes) sont : 1. la difficulté de manipuler plusieurs combinaisons linguistiques publiées sur un support unique. 2. la nécessité d’identifier les textes « non éditables » (le plus souvent, intégrés à un fichier au format .ai d’Illustrator). Nous nous intéresserons ici en particulier au format Adobe Indesign, très prisé par les infographistes et très couramment rencontré sur le marché.

Comment pallier ces difficultés ? Les étapes préliminaires à la gestion de projets sont fondamentales, elles détermineront l’aisance de coordination des travaux des rédacteurs, linguistes et infographistes

  1. Rédacteur : préparez vos fichiers source sous un format simple à manipuler ;
  2. Gestionnaire de projets / Cabinet de traduction : importez le fichier dans votre outil de TAO. Vous pouvez lancer la traduction des contenus sous un format simple, par ex. éditeur de textes tel que M.S. Word ; (NDLR: les outils de TAO disponibles ne permettent de traiter que les fichiers au format .idml d’Indesign) ;
  3. Infographiste : recevez les fichiers traduits, intégrez-les au fichier Indesign par ex., puis renvoyer le fichier final exporté au format PDF aux spécialistes linguistiques.

Faire l’impasse sur cette dernière étape (ce qui se produit souvent), c’est prendre le risque de publier un fichier dont la typographie propre à chaque langue ne sera pas respectée. Un exemple : pour grand nom de langues européennes, il n’y a pas d’espace avant la plupart des signes de ponctuation, alors que la norme en langue française impose un espace avant le point, les deux points, etc.

Voici quelques pistes pour une publication en ligne ou hors ligne de qualité…

Et n’oublions pas : chacun son métier, n’hésitez pas à dialoguer et à respecter les contraintes de chacun des acteurs : le client / rédacteur est souvent pressé, le linguistique soucieux de délivrer un travail de qualité, qui requiert attention et recul sur son travail, tandis que l’infographiste sera plus sensible à l’esthétique et à l’efficacité des formats informatiques échanges entre les différents interlocuteurs participant au projet.

Bon travail à tous !

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s