En traduction, attention aux calques !

Les traductions proposées aujourd’hui, en particulier celles qui figurent dans la presse et sur le Net, se complaisent dans cet exercice. Le Larousse définit le calque de la manière suivante :

Forme d’emprunt d’une langue à une autre consistant à intégrer un mot ou une expression étrangère sous une forme traduite (par exemple gratte-ciel formé sur l’américain sky-scraper).

Ceci consiste, en traduction, à reproduire de manière trop littérale la formulation adoptée dans une langue étrangère. De l’anglais vers le français, les erreurs (puisqu’il s’agit bien d’une faute de langue) sont légion.

Un exemple :

Ici, Apple nous informe du fait que « Certaines fonctionnalités peuvent ne pas être disponibles dans toutes les régions ou sur tous [ses] appareils ».

La formulation correcte en langue française est la suivante :

« Il est possible que certaines fonctionnalités ne soient pas disponibles dans toutes les régions ou sur tous [ses] appareils ».

Cette formulation en langue française s’est banalisée sur le Web. Pourquoi ? Parce qu’en anglais, on écrit : It is possible that… Si la version originale avait proposé une autre formulation disponible, telle que : Certain features / functionalities may…, le débat sur l’emploi de la formulation présentée plus avant n’aurait sans doute pas eu lieu d’être.

En résumé, lorsque nous traduisons un contenu rédigé en anglais (notre exemple), tâchons d’être le plus fidèle à la formulation la plus naturelle dans la langue cible (ici, le français). La langue doit certes évoluer, mais ne cédons pas à la facilité en la dénaturant complètement 😉

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